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Après plusieurs années marquées par la sécheresse, l’amélioration des réserves en eau peut créer un certain sentiment de tranquillité. Pourtant, c’est précisément en période de normalité qu’une entreprise industrielle dispose de davantage de temps et de marge de manœuvre pour analyser sa consommation, détecter les inefficacités et se préparer à de futurs épisodes de pénurie.

La gestion de l’eau ne devrait pas commencer lorsque les restrictions sont mises en place. Comprendre comment, où et pourquoi l’eau est consommée au sein d’un site industriel permet de prendre des décisions fondées sur des critères techniques, de protéger les processus de production essentiels et de planifier les actions nécessaires sans devoir improviser.

Pourquoi penser à l’eau lorsqu’elle est actuellement disponible ?

Parce que disposer d’eau aujourd’hui ne garantit pas que les mêmes conditions se maintiendront à l’avenir.

Attendre la mise en place de restrictions pour déterminer comment réduire la consommation peut contraindre l’entreprise à agir dans l’urgence et sans disposer de suffisamment d’informations sur les conséquences que chaque décision peut avoir sur la production.

Avant de proposer des mesures, il est nécessaire de répondre à des questions telles que :

  • Quelle quantité d’eau est indispensable au processus de production ?
  • Où se concentrent les principales consommations ?
  • Existe-t-il des fuites, des pertes ou des inefficacités ?
  • Une partie de l’eau peut-elle être remise en circulation ou réutilisée ?
  • Que se passerait-il si l’entreprise devait réduire sa consommation ?

Il est beaucoup plus facile de répondre à ces questions dans une situation normale qu’en pleine période d’urgence.

Qu’est-ce qu’un Plan d’économie d’eau ?

Un Plan d’économie d’eau est un outil technique permettant d’analyser la réalité hydrique d’une activité industrielle et de définir comment l’eau est consommée, quelles mesures d’efficacité peuvent être mises en place et comment l’entreprise devrait agir face à différents scénarios.

Il ne devrait pas s’agir uniquement d’un document administratif. Il doit permettre de comprendre le cycle de l’eau au sein du site :

  • D’où provient-elle ?
  • Comment est-elle distribuée ?
  • Dans quels processus est-elle utilisée ?
  • En quelles quantités ?
  • Quels usages sont essentiels ?
  • Quelles consommations peuvent être réduites, remplacées ou récupérées ?

Pour élaborer correctement ce plan, il ne suffit pas d’examiner les factures. Il est nécessaire de connaître les installations, de comprendre les processus de production et de mettre en relation la consommation d’eau avec le fonctionnement réel de l’activité.

Cette vision globale permet de passer d’un diagnostic général à un plan d’action applicable.

Eau de process et eau auxiliaire : toutes les consommations ne se valent pas

L’une des premières étapes consiste à distinguer l’eau directement liée à la production de celle destinée aux services auxiliaires.

L’eau de process est celle qui intervient dans la fabrication, le refroidissement, le nettoyage industriel ou d’autres opérations propres à l’activité.

L’eau auxiliaire correspond aux usages sanitaires, à l’arrosage, à la maintenance, au nettoyage des espaces ou à d’autres consommations qui ne sont pas directement productives.

Réduire l’eau indispensable à la fabrication n’est pas la même chose qu’éliminer une fuite, optimiser une opération de nettoyage ou revoir un système d’arrosage.

Avant de proposer une réduction, il est donc nécessaire de comprendre la fonction de chaque consommation et les conséquences que pourrait avoir sa modification.

Une analyse correctement menée permet de protéger les usages critiques et de prioriser les actions offrant les économies les plus importantes avec le moins d’impact possible sur la production.

Mesurer avant de réduire

On ne peut pas gérer correctement ce que l’on ne connaît pas.

Un compteur général permet de connaître le nombre de mètres cubes consommés par une entreprise, mais il n’explique ni où ni pourquoi cette consommation se produit.

Si la consommation augmente, il faut pouvoir en identifier la cause :

  • Une nouvelle ligne de production ?
  • Une modification du système de refroidissement ?
  • Une augmentation des opérations de nettoyage ?
  • Une fuite ?
  • Une anomalie dans le fonctionnement d’un équipement ?

Pour obtenir ces informations, il peut être nécessaire de sectoriser l’installation, d’ajouter des sous-compteurs et de mettre en relation les consommations avec les différents processus du site industriel.

Une entreprise peut consommer davantage parce qu’elle produit davantage. Mais elle peut également utiliser plus d’eau pour fabriquer exactement la même quantité de produits.

La donnée absolue n’explique pas toute la réalité. Elle doit être interprétée en fonction de la production, des horaires, des équipements et des conditions de fonctionnement.

Cette analyse technique permet de détecter des anomalies qui seraient difficilement visibles en examinant uniquement la consommation totale.

Où peut-on économiser de l’eau dans une industrie ?

Il n’existe pas de solution unique. Chaque site dispose d’installations, de processus et de besoins différents.

Dans certains cas, l’amélioration commence par la détection de fuites et de consommations anormales. Dans d’autres, il est nécessaire de sectoriser le réseau, de surveiller les consommations ou d’examiner le fonctionnement de certains équipements.

Des actions peuvent également être étudiées concernant :

  • Les processus de nettoyage.
  • Les systèmes de refroidissement.
  • Les purges et renouvellements d’eau.
  • Les réseaux internes de distribution.
  • Les consommations sanitaires.
  • Les systèmes d’arrosage.
  • La recirculation de l’eau.
  • La réutilisation interne.
  • La récupération des eaux de pluie ou le recours à d’autres sources alternatives, lorsque cela est techniquement réalisable.

Toutefois, avant d’investir, il est nécessaire d’analyser.

Une action qui semble importante peut avoir peu d’impact sur la consommation globale. À l’inverse, une simple modification opérationnelle peut générer des économies considérables.

Un Plan d’économie d’eau doit donc inclure une priorisation des mesures selon les économies prévues, leur faisabilité technique, l’investissement nécessaire et leur impact sur le processus de production.

Il faut d’abord comprendre la consommation. Ensuite, décider où agir.

Du diagnostic à une solution applicable

Le résultat d’un Plan d’économie d’eau ne devrait pas être une simple liste générique de bonnes pratiques.

Il doit préciser ce qui peut être réalisé dans l’installation concernée, quelles données sont manquantes, quels points doivent être contrôlés et quelles actions sont les plus pertinentes pour l’entreprise.

Selon chaque situation, le travail peut inclure :

  • L’examen du schéma de distribution de l’eau.
  • L’identification des principaux points de consommation.
  • Une proposition de sectorisation et de comptage.
  • La détection de pertes éventuelles.
  • L’analyse des processus de nettoyage et de refroidissement.
  • L’étude de solutions de recirculation ou de réutilisation.
  • La définition d’indicateurs de suivi.
  • La priorisation technique et économique des actions.
  • La préparation de protocoles face à de futurs scénarios de restriction.

Chez Solventa6, nous analysons ces projets en nous appuyant sur notre connaissance des installations industrielles et du fonctionnement des processus de production.

Cela permet d’évaluer non seulement la quantité d’eau pouvant être économisée, mais également la manière de mettre en œuvre les mesures sans compromettre la qualité, la sécurité ou la continuité de l’activité.

Un Plan d’économie d’eau peut-il aider face à de futures restrictions ?

Oui. Il s’agit même de l’un de ses principaux objectifs.

Disposer d’informations techniques, de données de consommation sectorisées, d’indicateurs et de mesures déjà mises en œuvre permet de connaître précisément la réalité de l’activité et d’identifier les usages essentiels au maintien du processus de production.

Une entreprise qui ne sait pas où elle consomme son eau ne se trouve pas dans la même situation qu’une industrie qui mesure et contrôle sa consommation et qui a déjà éliminé les usages inutiles.

Se préparer à l’avance permet de disposer de davantage d’options, de planifier les investissements et de réduire le risque qu’une future situation de pénurie affecte la production.

Le meilleur moment pour se préparer est avant d’en avoir besoin

La question n’est pas seulement de savoir si nous disposons aujourd’hui de suffisamment d’eau.

La véritable question est de savoir si notre entreprise est prête à la gérer lorsque les conditions évolueront.

Une entreprise qui ne mesure pas sa consommation ne sait pas où elle perd de l’eau. Une entreprise qui ne différencie pas les usages ne sait pas ce qu’elle peut réduire. Et une entreprise qui attend l’arrivée des restrictions pour commencer à agir dispose de moins de marge de manœuvre pour protéger son processus de production.

L’eau est une ressource productive. Comme l’énergie, elle doit être mesurée, comprise et gérée.

Chez Solventa6, nous aidons les entreprises industrielles à transformer leurs données de consommation en décisions techniques et en mesures applicables, adaptées aux installations et aux besoins réels de chaque processus.

Vous souhaitez savoir où, comment et pourquoi votre site consomme de l’eau ? Contactez-nous afin d’étudier les actions qui peuvent vous aider à réduire votre consommation, protéger votre production et vous préparer à de futurs scénarios de pénurie.